Manger à ventre déboutonné
Jean Erich René
Nous sommes choqués par le reportage de la CNN sur la famine qui sévit présentement en Haïti."Des galettes de boue frite et épicée servent de repas." Nous avons déjà entendu cette chanson fredonnée par des politiciens marrons pour révolter les esprits et provoquer la chute du gouvernement en place. Hier ce drame imaginaire avait comme théâtre le Nord`ouest. Aujourd`hui c`est le Plateau Central qui est ciblé. Cette mauvaise façon de faire la politique, uniquement pour déséquilibrer le fauteuil présidentiel, fait plus de torts que de biens au pays. Quelle est la valeur nutritive de l’argile au point d’en faire un biscuit croqué par nos concitoyens pour apaiser leur faim?
Ces tablettes sont souvent vendues dans nos marchés publics à des fins cosmétiques en guise de masque de beauté ou anti-rides pour la gent féminine. Elles sont parfois rongées par les femmes enceintes pour chasser la nausée qui les incite à cracher lors de la grossesse. Nous sommes conscients des difficultés actuelles d’approvisionnement en denrées alimentaires. Nous comprenons la colère citoyenne que suscitent les déclarations fantaisistes de l’équipe au pouvoir mais la terre haïtienne n’est pas aussi ingrate au point de refuser de nourrir ses fils selon les normes diététiques! Exploiter une situation de misère pour monter un videoclip dénaturé et avilissant participe d’un sentiment anti-national. Comment est-on arrivé si bas?
Une nouvelle ère économique s’ouvre sur le monde avec des conséquences désastreuses sur la consommation alimentaire. Une pression sans précédents’exerce sur le marché agricole à cause du choix des céréales, pour leur forte teneur en biocarburant, comme substituts du pétrole. Cette mutation du marché international, provoque une envolée des prix du blé, du mais, etc. nos principales sources d’alimentation. Elle fragilise davantage l’assiette alimentaire des pays émergents et particulièrement Haïti à cause de l’explosion démographique. En effet, la population haïtienne augmente à un rythme géométrique tandis que la production croit arithmétiquement. De plus il faut noter une migration massive de la population rurale et son étalement , avec leurs us etcoutumes, à l’intérieur des villes et dans leurs périphéries.
Cet exode rural entraîne simultanément une baisse de la production agricole et une réduction de nos espaces cultivables limitrophes aux concentration surbaines. Nous pouvons étayer notre thèse en évoquant l’urbanisation de la Plaine du Cul-de-sac (Port-au-Prince, Bergeau (Cayes),Numéro 2 (Jérémie) etc., jadis les greniers alimentaires des villes avoisinantes. Ces nouvelles concentrations intra et péri-urbaines constituent de vrais ghettos. Les pentes et les bas-fonds de nos bassins versants, voies d’évacuation naturelles des eaux de pluies, deviennent leurs lieux de domicile. N’ayant plus de jardins pour se nourrir, ils vivent d’expédients.L’Etat haitien en la personne de ses représentants: le Président René Préval et le Premier ministre Jacques Edouard Alexis, se trouve dans une impasse. Qui pis est, avec l’emploi des céréales comme biocarburants, les nations riches ne peuvent plus nous secourir en cas de disette, comme par le passé, parce qu’elles ont besoin de leurs réserves de céréales, pas même suffisantes, à des fins énergétiques. Que faire?
Pour résoudre cette famine nuisible à la paix sociale haïtienne, il faut un autre modèle de gestion de nos denrées alimentaires. Les décideurs politiques haitiens doivent embrayer une nouvelle vitesse afin de passer d’une agriculture de grapillage et de subsistance à une production agricole industrielle. Compte tenu des nouveaux rapports villes/campagnes, un nouveau paquet technique doit être mis en jeu non seulement pour augmenter la production mais encore la productivité afin de combler ce gap.Notre analyse sur la famine haïtienne intègre la rupture de notre chaîne alimentaire dans un cadre géométrique à 3 dimensions:
1.- changement climatique versus biocarburants
2.- dichotomie ville/campagne versus explosion démographique 3.- Inaction de l’Exécutif haïtien versus incompétence des dirigeants actuels Un rapport symbiotique liait les communautés rurales et rurales sur le plandes échanges commerciaux. De nos communautés rurales venaient les produits agro-alimentaires et les denrées d’exportation telles que le café, le cacao, le coton, le tabac, la pite etc. dont les ventes sur le marché international nous procuraient les devises nécessaires à nos importations. En revanche les magasins et les boutiques de la ville offraient aux citadins aussi bien qu’aux paysans la plupart des produits tels que : huile, mantèque, farine,tissu, savon etc.
Un simple coup d’oeil nous permet d’identifier le paysan haitien comme le fournisseur par excellence de notre diète alimentaire. Sa maigre contribution de nos jours à la consommation locale force l’État haïtien à recourir à l’importation d’aliments au point que les logiques sociales d’approvisionnement à partir de nos communautés rurales disparaissent en changeant nos habitudes alimentaires. Maintenant le blé, le spaghetti, les saucisses, le CornFlakes de Kellog’s, le riz, le maïs, le poulet de St Domingue etc.,garnissent nos plats. Le fossé s’agrandit de jour en jour. L’explication doit être cherchée dans le laisser-faire de nosdirigeants, leur laxisme et leur ignorance des dossiers nationaux.
Un Chef d’État au 21e siècle ne peut plus être un béotien. Il n’a pas besoin d’êtreinitié aux arcanes de toutes les sciences, mais il lui faut un minimum de connaissances pour s’orienter dans les méandres de l’économie mondiale chargée de surprise. Les plus sots sont les plus entêtés. Face à un problème de pénuries alimentaires, un agronome n’a pas besoin d’êre thaumaturge. Il est suffisamment outillé scientifiquement pour relever le défi. Nous sommes surpris davantage par la triste sirène du Ministre de l’Agriculture, l'agronome Francois Séverin face au désastre écologique d’Haiti en titrant son livre: "Ti zwazo kote nou prale?."Nimporte quel enfant de la Jardinière lui répondrait: "Kay fiyèt Lalo" parce que les grands mangeurs deux fois ministres de l’Agriculture, deux fois Premier ministre, deux fois Président d'Haïti ont tout gobé sans redresser l’agriculture haïtienne. Dans un tel contexte de désorganisation des pouvoirs publics, toute polémique est vaine et inutile.
Une logique de survie nous commande à arrêter les mesures adéquates pour crever cette poche de misère. Il faut mettre sur pied des firmes ou des coopératives de production agropastorale pour couvrir les besoins alimentaires d’Haïti .
A) Agriculture et élevage Selon les normes et les standards les superficies suivantes exprimées en hectare doivent être emblavées pour chaque culture: 1.- Cultures vivrières : 351.601 has Maïs : 4.861 has, Millet : 53.071,46 has, riz : 162.242,57 has, palate:17.717 has, igname: 5.607 has, oignon: 1.151 has , Banane: 16.945 has, haricot: 123.644 has, tomate 1.067
2.-Production animale : 132.754 has Pondeuses (oeufs) et poulets de chair: 96.059 has, bœufs (viande) et vaches (lait pasteurisé : 24.904,12 TM): 27.519 has, cabri : 4296 has, Porc: 18475 has
3.- Cultures fruitières raisins; 72035,05 TM, orange:37695,62 TM, mangue: 40958,74 TM
4.- Produits importés Les magasins de l’État se chargeront d’importer les produits alimentaires suivants : Huile de cuisine : 30.203,48 TM, Lait évaporé : 8.301,39 TM,Farine (pain): 112.147,04 TM
B) Répartition du portefeuille de financement : 1.-Cultures vivrières par ordre d’importance haricot : 46%, riz : 17%, igname : 13%, banane :11%, millet : 5%, patate :4%, mais : 2%, oignon 1%, tomate, 1% .
2.- Production animale par ordre d’importance avin (chair) 51%, bovin(viande et lait) : 28%, halieutique(pêche) 12%,caprin : 7%, porcin : 2% , avin Œuf) : 1%, 3.- Cultures fruitièresraisins:94%, orange: 2% mangue: 4%
Voilà comment on peut faire baisser les prix des denrées alimentaires pour donner à manger à ventre déboutonné au peuple haitien sans espérer un miracle du ciel.
dimanche 10 février 2008
jeudi 7 février 2008
L'INFFICACITÉ DES BUREAUX D'ÉTAT...
L'inefficacité des Bureaux de l'État.
Par Jean Erich René
La gestion des entreprises publiques haïtiennes est caractérisée par un laisser-faire sans égal. Le rendement au travail devient secondaire puisque les salaires sont versés quelle que soit la performance de l'employé. Ilest vrai que le profit économique n'est pas un impératif pour les entreprises publiques, les incidences sont plutôt sociales.
La tendance à l'inefficacité et au gaspillage paralysent certaines boites et nous portent à nous questionner sur la légitimité de leur existence. Etant donné les rares ressources dont nous disposons pour faire fonctionner ce pays il demeure évident que l'on ne peut pas encourager les sinécures ni financercertains projets fictifs. L'Etat haïtien doit faire un usage rationnel de nos maigres sous dans un souci de rentabilité sociale et/ou économique. Les expériences malheureuses vécues récemment avec les PPP ou Petits Projets Présidentiels, de véritables tonneaux de Danaïdes, nous inspirent de graves suspicions par rapport à certaines initiatives étatiques. Une bonne partie du budget national est souvent allouée à certaines entreprises douteuses dont la gestion est confiée aux partisans du Gouvernement.
Au décompte lesrésultats ne sont jamais connus ni publiés.Les cloisons de l'Exécutif légalement sont assez étanches. Les fonctions de chaque branche de l'Administration publique sont clairement définies par des lois organiques. Le Président de la République est le timonier de la Barque Nationale. La construction des places publiques, des lycées ou écoles publiques, le fonctionnement des coopératives, l'émission monétaire, sont des tâches bien spécifiques confiées à des institutions publiques bien organisées. La toilette de la ville aussi bien que l'entretien des édifices et des lieux publics relèvent de la compétence de nos maires et de ses assesseurs communaux. Le législateur haïtien reconnaît au ministère de l'Education Nationale toutes les initiatives concernant la construction et le fonctionnement des Ecoles Publiques.
Durant ces dernières décades on a vu pousser comme des champignons des lycées bidons, véritables instruments de propagande de la politique gouvernementale. La qualification du corps professoral laisse à désirer. L'état des locaux est lamentable. Le scandale des coopératives vient de dessiller nos yeux sur les menées souterraines et malsaines de l'Exécutif haitien. L'encouragement à l'investissement dans les coopératives fut une initiative personnelle du chef de l'Exécutif haïtien aussi bien que les promesses de remboursement des victimes.La Constitution haïtienne accorde à l'Autorité Monétaire le privilège exclusif de l'émission et du contrôle de la monnaie. En aucun cas, le Président de la République ne peut s'immiscer dans le mécanisme defonctionnement du marché monétaire.
Nous avons eu la grande surprise au printemps 2003 d'apprendre que le chef de l'exécutif a endossé l'entière responsabilité de cette hémorragie relevée au niveau de la gestion de la Banque Centrale. C'est un danger public de placer l'Autorité Monétaire Nationale sous la stricte dépendance du locataire du Palais national. Depuis le début des années 1970, c'est l'Etat haïtien qui frappe sa propre monnaie, à la faveur de la chute du système de Bretton Woods entraînant le flottement du dollar américain. Selon les études faites par Milton Friedman de l'école de Chicago, l'inflation a pour cause première l'excès de la monnaie. Le fonctionnement à outrance de la planche à billets sous le Gouvernement précédent est responsable de la décote de la gourde haïtienne. Il revenait au Parlement de sanctionner l'émission monétaire afin de discipliner le processus. Avec l'absence du Corps législatif, qui contrôle la Banque Centrale ?
A-t-on fait ou va-t-on faire de nouvelles émissions monétaires? C'est le grand dilemme de l'illégalité du Gouvernement de transition.Les recettes de l'Etat proviennent en général de la DGI qui couvre la Capitale et nos villes de Province. Le bureau des contributions par l'entremise de ses collecteurs et de ses préposés perçoivent les taxes et les impôts sur toute l'étendue du territoire national. Toutes les recettes fiscales sont versées au Bureau Central. Les Provinces ne jouissent d'aucune autonomie telle que prévue par la Constitution de 1987. Les maires de nos villes ne reçoivent que les salaires de leurs employés. Aucune allocation ne leur est accordée pour entreprendre les travaux d'assainissement et d'entretien de leurs villes. Les autorités de Port-au-Prince se réservent la part du lion sans aucune justification de dépenses. Les hommes d'affaires de la place pour contourner le fisc s'empressent de donner des actions gratuites au Président de la République qui reçoit régulièrement son retour sur son investissement fictif.
En contrepartie, le Grand bénéficiaire des largesses de nos industriels ordonnent à la DGI de soulager ses bienfaiteurs de leurs obligations envers le fisc ou de renvoyer leurs créances. C'est ainsi que certains entrepreneurs haïtiens sont redevables de plusieurs millions de dollars d'arriéré à l'Etat haïtien. Les cadres supérieurs de la DGI se sont enrichis des pots de vin du secteur commercial et industriel à cause de certaines coupures d'impôt.L'APN représente l'autre mamelle de la vache que les autorités haïtiennes sucent jusqu'au sang. Cette tendance à la flibusterie loin d'être une exception devient la règle générale dans nos ports et nos aéroports. Il devient quasi normal pour un agent de la douane de se faire graisser la patte pour la livraison d'une marchandise. Certains d'entre eux se livrent à un commerce interlope de marchandises volées. Parfois ils surtaxent certains biens tels que les voitures afin de décourager l'importateur et de s'en emparer. Bon nombre de nos jeunes douaniers se sont enrichis durant ces derniers temps grâce à cet esprit de rapine et de flibusterie qui règne dans nos ports et nos aéroports.
L'Etat essuie des pertes énormes quant au manque à gagner et à la fuite enregistrée au niveau de nos douanes. Les membres de nos églises en sont les plus grands profiteurs. Sous le couvert des organisations caritatives exemptées de taxes nos pasteurs et nosprêtres placent leurs commandes de voiture et d'autres biens de luxe. Aussi les changements de gouvernement entraînent rapidement des bouleversements au sein de l'Autorité Portuaire Nationale. C'est de là que coule le miel dont les nouveaux dirigeants constitutionnels, de facto ou de consensus s'empressent de s'empiffrer en y plaçant leurs propres parents ou leurs partisans.Le Ministère du Commerce devient le théâtre des magouilles les plus affreuses causant la ruine du Pays.
C'est le marché par excellence de toutes les transactions commerciales les plus frauduleuses. Les bons decommande des produits de première nécessité comme le riz, la farine, l'huile d'olive sont vendus comme des pâtés chauds. Il suffit de bénéficier d'un quota de riz pour devenir millionnaire en un clin d’œil. Parfois les importateurs réalisent des profits de 100% voire de 200%. C'est un véritable crime organisé avec la complicité du pouvoir établi pour faire fortune rapide. Outre le caractère malhonnête de telles transactions, elles inhibent également la production nationale de riz. Le riz importé est vendu à un prix nettement inférieur au riz de l'Artibonite. On comprend dès lors le mépris de l'Etat haïtien par rapport à la production nationale de riz. Il y a des mesures techniques appropriées pour faire baisser le coût à l'hectare de nos rizières. On peut aisément contourner les facteurs limitatifs de la production rizicole et compétitionner le riz importé.
La preuve n'est plus à démontrer puisque la vulgarisation du riz Mme Gougousse, choyé par lapopulation haïtienne peut se faire dans d'autres sites de la République qui répondent mieux que l'Artibonite à la production du riz. L'importation du riz ne fait qu'aggraver le déficit de notre balancecommerciale et freiner la croissance de notre PNB.N'est-il pas superflu de jeter un coup d’œil à la Teleco où il y a des affaires de plusieurs millions de dollar qui se brassent? La TELECO est la véritable vache à lait de nos dirigeants politiques. Il devient quasi-impossible d'y faire carrière. A chaque changement de Gouvernement on s'empresse de révoquer les employés pour les remplacer par ses propres partisans. C'est une machine à sou programmée pour enrichir rapidement les responsables nationaux. On n'accorde aucune attention aux abonnés qui sont obligés de payer leurs factures même quand leur téléphone est en dérangement.
Malgré une demande accrue d'installation de nouvelles lignes, l'administration centrale ne répond pas. Cette attitude contraste avec uneentreprise à but lucratif. On ralentit le service aux abonnés pour faciliter la vente de portable communément appelé "Ti telephone". D'aucuns prétendent que le marché du téléphone cellulaire et des cartes d'appel estun monopole réservé à la Première Dame. Certains employés parasitent le service de la Teleco pour ouvrir leurs propres bureaux privés offrant des appels internationaux.
En dépit de toutes ces gabegies administratives, la Constitution haïtienne dans son article 136 stipule:Article 136 Le Président de la République, chef de l'Etat, veille au respect et à l'exécution de la Constitution et à la stabilité des institutions. Il assure le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'Etat.L'observation quotidienne nous permet de constater que presque tous nos chefs d'Etat une fois en selle violent la Constitution. Ils sont les premiers déstabilisateurs des institutions publiques. Ils y placent leurshommes liges afin de domestiquer l'appareil de l'Etat et détourner les fonds publics à leurs profits. Aussi la politique en Haiti devient l'industrie la plus florissante. Des candidats qui n'avaient même pas une maison pour satisfaire les exigences de la loi électorale deviennent multimillionnaires. Le poisson pourrit toujours par la tête. Les subalternes vont emboîter le pas au chef d'Etat en plumant la poule sans la laisser crier. Les institutions publiques haïtiennes deviennent de véritables Cavernes d'Alibaba. L'esprit de rapine et de flibusterie qui caractérise nos dirigeants politiques consacre l'inefficacité des Bureaux de l'Etat tout en expliquant le délabrement d'Haïti
Extrait des archives, publié le 2 juin 2004
Par Jean Erich René
La gestion des entreprises publiques haïtiennes est caractérisée par un laisser-faire sans égal. Le rendement au travail devient secondaire puisque les salaires sont versés quelle que soit la performance de l'employé. Ilest vrai que le profit économique n'est pas un impératif pour les entreprises publiques, les incidences sont plutôt sociales.
La tendance à l'inefficacité et au gaspillage paralysent certaines boites et nous portent à nous questionner sur la légitimité de leur existence. Etant donné les rares ressources dont nous disposons pour faire fonctionner ce pays il demeure évident que l'on ne peut pas encourager les sinécures ni financercertains projets fictifs. L'Etat haïtien doit faire un usage rationnel de nos maigres sous dans un souci de rentabilité sociale et/ou économique. Les expériences malheureuses vécues récemment avec les PPP ou Petits Projets Présidentiels, de véritables tonneaux de Danaïdes, nous inspirent de graves suspicions par rapport à certaines initiatives étatiques. Une bonne partie du budget national est souvent allouée à certaines entreprises douteuses dont la gestion est confiée aux partisans du Gouvernement.
Au décompte lesrésultats ne sont jamais connus ni publiés.Les cloisons de l'Exécutif légalement sont assez étanches. Les fonctions de chaque branche de l'Administration publique sont clairement définies par des lois organiques. Le Président de la République est le timonier de la Barque Nationale. La construction des places publiques, des lycées ou écoles publiques, le fonctionnement des coopératives, l'émission monétaire, sont des tâches bien spécifiques confiées à des institutions publiques bien organisées. La toilette de la ville aussi bien que l'entretien des édifices et des lieux publics relèvent de la compétence de nos maires et de ses assesseurs communaux. Le législateur haïtien reconnaît au ministère de l'Education Nationale toutes les initiatives concernant la construction et le fonctionnement des Ecoles Publiques.
Durant ces dernières décades on a vu pousser comme des champignons des lycées bidons, véritables instruments de propagande de la politique gouvernementale. La qualification du corps professoral laisse à désirer. L'état des locaux est lamentable. Le scandale des coopératives vient de dessiller nos yeux sur les menées souterraines et malsaines de l'Exécutif haitien. L'encouragement à l'investissement dans les coopératives fut une initiative personnelle du chef de l'Exécutif haïtien aussi bien que les promesses de remboursement des victimes.La Constitution haïtienne accorde à l'Autorité Monétaire le privilège exclusif de l'émission et du contrôle de la monnaie. En aucun cas, le Président de la République ne peut s'immiscer dans le mécanisme defonctionnement du marché monétaire.
Nous avons eu la grande surprise au printemps 2003 d'apprendre que le chef de l'exécutif a endossé l'entière responsabilité de cette hémorragie relevée au niveau de la gestion de la Banque Centrale. C'est un danger public de placer l'Autorité Monétaire Nationale sous la stricte dépendance du locataire du Palais national. Depuis le début des années 1970, c'est l'Etat haïtien qui frappe sa propre monnaie, à la faveur de la chute du système de Bretton Woods entraînant le flottement du dollar américain. Selon les études faites par Milton Friedman de l'école de Chicago, l'inflation a pour cause première l'excès de la monnaie. Le fonctionnement à outrance de la planche à billets sous le Gouvernement précédent est responsable de la décote de la gourde haïtienne. Il revenait au Parlement de sanctionner l'émission monétaire afin de discipliner le processus. Avec l'absence du Corps législatif, qui contrôle la Banque Centrale ?
A-t-on fait ou va-t-on faire de nouvelles émissions monétaires? C'est le grand dilemme de l'illégalité du Gouvernement de transition.Les recettes de l'Etat proviennent en général de la DGI qui couvre la Capitale et nos villes de Province. Le bureau des contributions par l'entremise de ses collecteurs et de ses préposés perçoivent les taxes et les impôts sur toute l'étendue du territoire national. Toutes les recettes fiscales sont versées au Bureau Central. Les Provinces ne jouissent d'aucune autonomie telle que prévue par la Constitution de 1987. Les maires de nos villes ne reçoivent que les salaires de leurs employés. Aucune allocation ne leur est accordée pour entreprendre les travaux d'assainissement et d'entretien de leurs villes. Les autorités de Port-au-Prince se réservent la part du lion sans aucune justification de dépenses. Les hommes d'affaires de la place pour contourner le fisc s'empressent de donner des actions gratuites au Président de la République qui reçoit régulièrement son retour sur son investissement fictif.
En contrepartie, le Grand bénéficiaire des largesses de nos industriels ordonnent à la DGI de soulager ses bienfaiteurs de leurs obligations envers le fisc ou de renvoyer leurs créances. C'est ainsi que certains entrepreneurs haïtiens sont redevables de plusieurs millions de dollars d'arriéré à l'Etat haïtien. Les cadres supérieurs de la DGI se sont enrichis des pots de vin du secteur commercial et industriel à cause de certaines coupures d'impôt.L'APN représente l'autre mamelle de la vache que les autorités haïtiennes sucent jusqu'au sang. Cette tendance à la flibusterie loin d'être une exception devient la règle générale dans nos ports et nos aéroports. Il devient quasi normal pour un agent de la douane de se faire graisser la patte pour la livraison d'une marchandise. Certains d'entre eux se livrent à un commerce interlope de marchandises volées. Parfois ils surtaxent certains biens tels que les voitures afin de décourager l'importateur et de s'en emparer. Bon nombre de nos jeunes douaniers se sont enrichis durant ces derniers temps grâce à cet esprit de rapine et de flibusterie qui règne dans nos ports et nos aéroports.
L'Etat essuie des pertes énormes quant au manque à gagner et à la fuite enregistrée au niveau de nos douanes. Les membres de nos églises en sont les plus grands profiteurs. Sous le couvert des organisations caritatives exemptées de taxes nos pasteurs et nosprêtres placent leurs commandes de voiture et d'autres biens de luxe. Aussi les changements de gouvernement entraînent rapidement des bouleversements au sein de l'Autorité Portuaire Nationale. C'est de là que coule le miel dont les nouveaux dirigeants constitutionnels, de facto ou de consensus s'empressent de s'empiffrer en y plaçant leurs propres parents ou leurs partisans.Le Ministère du Commerce devient le théâtre des magouilles les plus affreuses causant la ruine du Pays.
C'est le marché par excellence de toutes les transactions commerciales les plus frauduleuses. Les bons decommande des produits de première nécessité comme le riz, la farine, l'huile d'olive sont vendus comme des pâtés chauds. Il suffit de bénéficier d'un quota de riz pour devenir millionnaire en un clin d’œil. Parfois les importateurs réalisent des profits de 100% voire de 200%. C'est un véritable crime organisé avec la complicité du pouvoir établi pour faire fortune rapide. Outre le caractère malhonnête de telles transactions, elles inhibent également la production nationale de riz. Le riz importé est vendu à un prix nettement inférieur au riz de l'Artibonite. On comprend dès lors le mépris de l'Etat haïtien par rapport à la production nationale de riz. Il y a des mesures techniques appropriées pour faire baisser le coût à l'hectare de nos rizières. On peut aisément contourner les facteurs limitatifs de la production rizicole et compétitionner le riz importé.
La preuve n'est plus à démontrer puisque la vulgarisation du riz Mme Gougousse, choyé par lapopulation haïtienne peut se faire dans d'autres sites de la République qui répondent mieux que l'Artibonite à la production du riz. L'importation du riz ne fait qu'aggraver le déficit de notre balancecommerciale et freiner la croissance de notre PNB.N'est-il pas superflu de jeter un coup d’œil à la Teleco où il y a des affaires de plusieurs millions de dollar qui se brassent? La TELECO est la véritable vache à lait de nos dirigeants politiques. Il devient quasi-impossible d'y faire carrière. A chaque changement de Gouvernement on s'empresse de révoquer les employés pour les remplacer par ses propres partisans. C'est une machine à sou programmée pour enrichir rapidement les responsables nationaux. On n'accorde aucune attention aux abonnés qui sont obligés de payer leurs factures même quand leur téléphone est en dérangement.
Malgré une demande accrue d'installation de nouvelles lignes, l'administration centrale ne répond pas. Cette attitude contraste avec uneentreprise à but lucratif. On ralentit le service aux abonnés pour faciliter la vente de portable communément appelé "Ti telephone". D'aucuns prétendent que le marché du téléphone cellulaire et des cartes d'appel estun monopole réservé à la Première Dame. Certains employés parasitent le service de la Teleco pour ouvrir leurs propres bureaux privés offrant des appels internationaux.
En dépit de toutes ces gabegies administratives, la Constitution haïtienne dans son article 136 stipule:Article 136 Le Président de la République, chef de l'Etat, veille au respect et à l'exécution de la Constitution et à la stabilité des institutions. Il assure le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité de l'Etat.L'observation quotidienne nous permet de constater que presque tous nos chefs d'Etat une fois en selle violent la Constitution. Ils sont les premiers déstabilisateurs des institutions publiques. Ils y placent leurshommes liges afin de domestiquer l'appareil de l'Etat et détourner les fonds publics à leurs profits. Aussi la politique en Haiti devient l'industrie la plus florissante. Des candidats qui n'avaient même pas une maison pour satisfaire les exigences de la loi électorale deviennent multimillionnaires. Le poisson pourrit toujours par la tête. Les subalternes vont emboîter le pas au chef d'Etat en plumant la poule sans la laisser crier. Les institutions publiques haïtiennes deviennent de véritables Cavernes d'Alibaba. L'esprit de rapine et de flibusterie qui caractérise nos dirigeants politiques consacre l'inefficacité des Bureaux de l'Etat tout en expliquant le délabrement d'Haïti
Extrait des archives, publié le 2 juin 2004
lundi 4 février 2008
VIVE LES MAGASINS DE L'ÉTAT !
Par Erich René ...
La théorie économique de la main invisible, prônée par Adam Smith et ses disciples de l’École de Chicago comme régulateur du marché, ne fonctionne pas en tout temps et en tout lieu. En période de crise, l’État a un rôle macro-économique majeur à jouer pour rétablir l’équilibre. La preuve la plus convaincante vient d’être apportée par le discours de l’état de l’Union de George W. Bush réclamant l’infusion 150 milliards de dollars frais dans l’économie américaine pour effacer le spectre grimaçant de la récession.
Paradoxalement le FMI impose aux économies périphériques telles que Haïti la réduction du rôle de l’État au profit du secteur privé et la déréglementation en faveur du libre-échange etc. Comprenne qui pourra! L’État haïtien, au fil de notre histoire de peuple, a toujours joué un rôle actif sur le marché des produits de première nécessité. La réglementation et la fixation des prix sont des mesures de protection des consommateurs défavorisés. Par le biais des Magasins de l’État, les principaux produits de base étaient toujours disponibles afin d’éviter le marché noir et la flambée des prix. La stabilité politique de tout Gouvernement haïtien dépend du prix des produits de base. La commande en vrac de la farine, du riz, de l’huile de cuisine etc., selon une économie d’échelle, permettait à l’État de réduire considérablement le prix de revient de certaines marchandises. Un tel indicateur est symptomatique de l’état d’âme de la masse qui ne veut plus rien entendre quand la faim coupe ses tripes.
A dire vrai la situation a commencé à se détériorer sérieusement à partir de l’application de la Politique néo-libérale prônée par le FMI exigeant : - la diminution du rôle de l’État sur le marché - la réduction des dépenses du Gouvernement - la privatisation des entreprises publiques - la disparition des barrières douanières - le libre transfert de fonds vers les banques étrangères etc. De telles mesures ont provoqué le déséquilibre de l’économie haïtienne etla dégringolade de notre unité monétaire. Il s’ensuit une importation accrue des produits de base, une baisse considérable de la demande effective, un déficit de notre balance de paiement et une augmentation brusque de la dette extérieure due à la variation du taux de change. Bref le coût de la vie augmente de plus en plus en Haïti.
Les plus grandes victimes ce sont les pauvres. L’ajustement des salaires à un taux de 5% ou même de 150% témoigne de l’ignorance pure et simple de nos dirigeants de la gestion économique nationale. Au contraire cette initiative impromptue, dictée par des économistes de facto, va créer une inflation en tire-bouchon.
Les prix vont augmenter davantage puisque cet ajustement de salaire ne résulte pas de la nécessité de trouver le point d’équilibre entre le marché des biens et des services relativement au marché de la monnaie. La Courbe IS-LM ou Croix hicksienne donne clairement le ton. Sans une augmentation subséquente du PNB, l’excès de monnaie en circulation va augmenter davantage la cherté de la vie. Donc l’ajustement arbitraire des salaires se révèle une solution plutôt dégénérative de l'économie nationale. René Préval doit faire preuve de courage et s’élever à la hauteur de sa mission. Il doit divorcer avec la politique d’austérité du Fond MonétaireInternational. Le pouvoir d’achat de nos concitoyens est grandement réduit.
Dans un contexte économique aussi difficile on ne peut plus se référer au secteur privé pour l’approvisionnement des familles haïtiennes déjà essoufflées. La fourniture des denrées alimentaires devient une question d’intérêt majeur et même de légitimité politique du Gouvernement en place. Sans la satisfaction des besoins alimentaires, immédiatement après les carnavals l’émeute de la faim va éclater. La moisson est déjà compromise dans nos plaines récemment inondées Le Premier Ministre ne peut pas s’avouer vaincu en invoquant l’argument saugrenu: " Nous ne pouvons faire sortir du sang des rochers."
Cette réflexion digne d’un saurien jette le désarroi au sein de la population. L’urgence de l’heure exige la réouverture des Magasins de l’État dans les Chefs-lieux de nos départements géographiques, afin de mettre les produits de base à la portée de tous les ménages. Ainsi l’occasion sera offerte aux fils du peuple de rejoindre la Caravane économique par le biais des coopératives de céréales, de fruits et légumes, de boulangers, de bouchers etc. Grâce au commerce de détail, un contrôle strict du mouvement des prix sera exercé afin de limiter les dégâts dans nos sections communales. L’intérêt public commande l’instauration des Magasins de Quartier alimentés par les Magasins de l’État.
Des épiceries populaires ainsi conçues grâce à leurs bas coûts de fonctionnement pourront livrer les denrées alimentaires à un prix réduit et une faible marge de profit. De meilleures aubaines et des emplois seront offerts aux classes défavorisées. Une telle initiative exprimerait clairement l’ouverture de la société haïtienne sur des avenues plus ensoleillées pour la rédemption des masses nécessiteuses. Pour les entreprises privées, le profit est l’objectif le plus recherché. Il revient aux municipalités d’établir les points de distribution en fonction de leurs budgets réels. Selon un système de quota, les Magasins de l’Etat les pourvoiront en biens de consommation.
Cette initiative, même quand elle a pour but de soulager la misère des masses urbaines et rurales, va soulever la hargne des intermédiaires grossistes de la bourgeoisie peser-sucer. Keynes décrit l’économie en heurts de pouvoirs. L’état des rapports de force dans le partage salaire-profit porte les entrepreneurs à déterminer les prix. L’instabilité économique est surtout le résultat de la lutte pour le partage du revenu national. D’où l’apparition bizarre de wharf privé et l’émergence d’un état dans l’État. Le changement climatique, la montée du prix du baril de pétrole etc ne suffisent pas pour expliquer la cherté de la vie.
Et la République dominicaine qui partage l’Ile avec nous ? Ceteris paribus, la cause causante c’est surtout la déviance de nos dirigeants par rapport aux lignes politiques traditionnelles pour se jeter sur les brisées du néo-libéralisme. La réouverture des magasins de l’État et sa nucléarisation en magasins de quartiers, communautaires et épiceries populaires est la solution la plus salutaire. Elle contribuera à la déconcentration de l’économie nationale par une participation plus accrue et plus dynamique de nos communautés urbaines et rurales à la gestion de laRes Publica.
Vive les Magasins de l’Etat !
Lisez Le baromêtre politique
http://barometre-politique.blogspot.com
La théorie économique de la main invisible, prônée par Adam Smith et ses disciples de l’École de Chicago comme régulateur du marché, ne fonctionne pas en tout temps et en tout lieu. En période de crise, l’État a un rôle macro-économique majeur à jouer pour rétablir l’équilibre. La preuve la plus convaincante vient d’être apportée par le discours de l’état de l’Union de George W. Bush réclamant l’infusion 150 milliards de dollars frais dans l’économie américaine pour effacer le spectre grimaçant de la récession.
Paradoxalement le FMI impose aux économies périphériques telles que Haïti la réduction du rôle de l’État au profit du secteur privé et la déréglementation en faveur du libre-échange etc. Comprenne qui pourra! L’État haïtien, au fil de notre histoire de peuple, a toujours joué un rôle actif sur le marché des produits de première nécessité. La réglementation et la fixation des prix sont des mesures de protection des consommateurs défavorisés. Par le biais des Magasins de l’État, les principaux produits de base étaient toujours disponibles afin d’éviter le marché noir et la flambée des prix. La stabilité politique de tout Gouvernement haïtien dépend du prix des produits de base. La commande en vrac de la farine, du riz, de l’huile de cuisine etc., selon une économie d’échelle, permettait à l’État de réduire considérablement le prix de revient de certaines marchandises. Un tel indicateur est symptomatique de l’état d’âme de la masse qui ne veut plus rien entendre quand la faim coupe ses tripes.
A dire vrai la situation a commencé à se détériorer sérieusement à partir de l’application de la Politique néo-libérale prônée par le FMI exigeant : - la diminution du rôle de l’État sur le marché - la réduction des dépenses du Gouvernement - la privatisation des entreprises publiques - la disparition des barrières douanières - le libre transfert de fonds vers les banques étrangères etc. De telles mesures ont provoqué le déséquilibre de l’économie haïtienne etla dégringolade de notre unité monétaire. Il s’ensuit une importation accrue des produits de base, une baisse considérable de la demande effective, un déficit de notre balance de paiement et une augmentation brusque de la dette extérieure due à la variation du taux de change. Bref le coût de la vie augmente de plus en plus en Haïti.
Les plus grandes victimes ce sont les pauvres. L’ajustement des salaires à un taux de 5% ou même de 150% témoigne de l’ignorance pure et simple de nos dirigeants de la gestion économique nationale. Au contraire cette initiative impromptue, dictée par des économistes de facto, va créer une inflation en tire-bouchon.
Les prix vont augmenter davantage puisque cet ajustement de salaire ne résulte pas de la nécessité de trouver le point d’équilibre entre le marché des biens et des services relativement au marché de la monnaie. La Courbe IS-LM ou Croix hicksienne donne clairement le ton. Sans une augmentation subséquente du PNB, l’excès de monnaie en circulation va augmenter davantage la cherté de la vie. Donc l’ajustement arbitraire des salaires se révèle une solution plutôt dégénérative de l'économie nationale. René Préval doit faire preuve de courage et s’élever à la hauteur de sa mission. Il doit divorcer avec la politique d’austérité du Fond MonétaireInternational. Le pouvoir d’achat de nos concitoyens est grandement réduit.
Dans un contexte économique aussi difficile on ne peut plus se référer au secteur privé pour l’approvisionnement des familles haïtiennes déjà essoufflées. La fourniture des denrées alimentaires devient une question d’intérêt majeur et même de légitimité politique du Gouvernement en place. Sans la satisfaction des besoins alimentaires, immédiatement après les carnavals l’émeute de la faim va éclater. La moisson est déjà compromise dans nos plaines récemment inondées Le Premier Ministre ne peut pas s’avouer vaincu en invoquant l’argument saugrenu: " Nous ne pouvons faire sortir du sang des rochers."
Cette réflexion digne d’un saurien jette le désarroi au sein de la population. L’urgence de l’heure exige la réouverture des Magasins de l’État dans les Chefs-lieux de nos départements géographiques, afin de mettre les produits de base à la portée de tous les ménages. Ainsi l’occasion sera offerte aux fils du peuple de rejoindre la Caravane économique par le biais des coopératives de céréales, de fruits et légumes, de boulangers, de bouchers etc. Grâce au commerce de détail, un contrôle strict du mouvement des prix sera exercé afin de limiter les dégâts dans nos sections communales. L’intérêt public commande l’instauration des Magasins de Quartier alimentés par les Magasins de l’État.
Des épiceries populaires ainsi conçues grâce à leurs bas coûts de fonctionnement pourront livrer les denrées alimentaires à un prix réduit et une faible marge de profit. De meilleures aubaines et des emplois seront offerts aux classes défavorisées. Une telle initiative exprimerait clairement l’ouverture de la société haïtienne sur des avenues plus ensoleillées pour la rédemption des masses nécessiteuses. Pour les entreprises privées, le profit est l’objectif le plus recherché. Il revient aux municipalités d’établir les points de distribution en fonction de leurs budgets réels. Selon un système de quota, les Magasins de l’Etat les pourvoiront en biens de consommation.
Cette initiative, même quand elle a pour but de soulager la misère des masses urbaines et rurales, va soulever la hargne des intermédiaires grossistes de la bourgeoisie peser-sucer. Keynes décrit l’économie en heurts de pouvoirs. L’état des rapports de force dans le partage salaire-profit porte les entrepreneurs à déterminer les prix. L’instabilité économique est surtout le résultat de la lutte pour le partage du revenu national. D’où l’apparition bizarre de wharf privé et l’émergence d’un état dans l’État. Le changement climatique, la montée du prix du baril de pétrole etc ne suffisent pas pour expliquer la cherté de la vie.
Et la République dominicaine qui partage l’Ile avec nous ? Ceteris paribus, la cause causante c’est surtout la déviance de nos dirigeants par rapport aux lignes politiques traditionnelles pour se jeter sur les brisées du néo-libéralisme. La réouverture des magasins de l’État et sa nucléarisation en magasins de quartiers, communautaires et épiceries populaires est la solution la plus salutaire. Elle contribuera à la déconcentration de l’économie nationale par une participation plus accrue et plus dynamique de nos communautés urbaines et rurales à la gestion de laRes Publica.
Vive les Magasins de l’Etat !
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jeudi 31 janvier 2008
MIRACLE VERSUS INCOMPÉTENCE !
!Jean Erich René
« Il existe deux péchés mortels en politique : - ne défendre aucune cause - n’avoir pas le sentiment de sa responsabilité » ( Max Weber, Le Savant et le Politique p. 197, éditions 10-18)
Il est dangereux d’avoir au timon des affaires de l’État un matamore qui n’éprouve aucun respect pour la Constitution sur laquelle il a prêté serment et qui par surcroît se dérobe à ses obligations essentielles.Tandis que le peuple crève de faim René Préval rêve de changer la constitution pour pérenniser son pouvoir et prolonger son agonie. En effet, le dilettantisme qui marque sa gestion politique entraîne aujourd’hui le Haïti au bord de la famine. Son discours au Plateau Central vient de prouver, sans l’ombre d’un doute, l’incapacité de son Gouvernement.
Alors, que peut-on espérer du reste de son mandat? “L’autorité est inséparable de la responsabilité. ” affirment Joseph Barthélemy et Paul Duez dans leur Traité de Droit Constitutionnel. Le fait d’être élu au suffrage universel confirme non seulement la légitimité du pouvoir du Président de la République mais aussi son engagement vis à visde la Nation. La Constitution de 1987 dans son article 22 identifie l’État comme l'artisan du bien-être matériel des citoyens. Article 22: L'État reconnaît le droit de tout citoyen à un logement décent, àl'éducation, à l'alimentation et à la sécurité sociale. La faim est mauvaise conseillère! Point n'est besoin de faire des miracles pour contrer à court terme la famine qui sévit actuellement en Haïti. Il suffit de faire appel aux sciences économiques, à l'agronomie, aux techniques de la gestion scientifique et aux principes du management pour crever définitivement cette poche de misère. Président Préval, oyez! Selon Josué de Castro dans : "Géographie de la faim", ce sont les céréalesqui nourrissent le monde. Chaque population a sa culture alimentaireassociée à ses dotations en facteurs de production liés à son environnement naturel et technique. Pour combattre la faim en Haïti les produits suivants s’imposent : maïs, millet, riz, haricot. La vie chère dont on parle dépend de leur insuffisance. En économie, toute rareté provoque une flambée de prix.
Le gouvernement de René Préval qui récemment se targuait de l’augmentation des recettes fiscales est financièrement en mesure de placer les commandes de céréales en quantités suffisantes, à défaut de leurs productions immédiates, pour éviter la famine qui menace Haïti. Le cas échéant, le Gouvernement Conservateur du Premier Ministre Stephen Harper, par le biais de l'ACDIou Agence Canadienne de Développement International, n'hésiterait pas à délier les cordons de la bourse en faveur d'Haïti, sous la rubrique "Assistance Humanitaire". Des magasins de l’État seront instaurés au niveau des Chefs lieux de nos Départements afin de desservir leurs environs pour une période allant de 3 à 6 mois. Ainsi nosagriculteurs auront le temps de reprendre les travaux des champs. A cet effet, il convient de tenir compte de l’importance démographique de nos principales agglomérations conformémemt aux résultats du recensement de2003.
1.- Répartition de la population par Département géographique(nombre d'habitants) Centre :565.043,
Grand’Anse :603.894,
Nord : 773.546,
Nord-Est : 300.493
Nord’Ouest : 445.080,
Ouest : 3.093.699,
Sud : 627.311,
Sud-Est : 449.585
Population totale : 7.929.048 habitants selon le recensement de 2003.
2.- Approvisionnement en nourriture par Chef lieu de département en sacs de100 livres de céréales. L’huile de cuisine est exprimée en gallons de 3litres (mesure américaine et canadienne) Selon une enquête scientifique menée par l’USAID sur les habitudes deconsommation des Haitiens et publiée dans le rapport titré : "Availabilityof selected food items in haitian households" (dossier No K15 P3 IOWA V13),les besoinsde consommation de la population haïtienne pour les 6 prochainsmois de lafamine peuvent être estimés pour les céréales en sacs de 100 livres et pourl'huile en gallons américains de 3 litres : Département du Centre Chef lieu : Hinche Mais :17.629 , Riz:135.611, Farine:111.743 , Haricot sec:94.114, Huile de cuisine : 43.450 gallonsDépartement de la Grand’Anse Chef Lieu : Jérémie Maïs:18.841 , Riz: 164.065, Farine: 119.426, Haricot sec: 100.585, Huile de cuisine : 46.437 gallonsDépartement du Nord Chef Lieu : Cap-Haitien Maïs: 24.135, Riz: 210.157, Farine: 152.976 , Haricot sec: , Huile de cuisine : 59.483 gallonsDépartement du Nord-Est Chef Lieu : Fort-Liberté Maïs: 9,375, Riz:81.638, Farine: 59.425, Haricot sec: 50.050, Huile de cuisine : 23.107 gallonsDépartement du Nord-Ouest Chef Lieu : Port-de-Paix Maïs: 13.887, Riz: 120.219, Farine: 88.019, Haricot sec: 74.133, Huile de cuisine : 34.225 gallonsDépartement de l’Ouest Chef Lieu : Port-au-Prince Maïs: 96.523, Riz: 840.496, Farine: 611.810, Haricot sec: 515.287, Huile de cuisine : 237.895 gallonsDépartement du Sud Chef Lieu : Cayes Maïs: 10.572 , Riz:170.428, Farine: 124.057, Haricot sec: 104.485, Huile de cuisine : 48.238 gallonsDépartement du Sud-Est Chef Lieu : Jacmel Maïs: 14,027, Riz : 122.143, Farine: 88.910, Haricot sec: 74.883, Huile de cuisine : 34.572 gallonsDépartement de l’Artibonite Chef Lieu : Gonaives Maïs:33.396, Riz: 290.805, Farine: 211.682, Haricot sec: 178.285 , Huile decuisine : 82.310 gallons3.- Bons de commande pour Haiti a) Budget réel pour les 6 prochains mois Mais:247.385 , Riz: 2.136.262, Farine: 1.568.048, Haricot sec: 1,230.664,Huile de cuisine : 609.717 gallonsb) Budget flexible pour les 6 prochains mois Mais:247.385 , Riz: 2.136.262, Farine: 1.568.048, Haricot sec: 1,230.664,Huile de cuisine : 914.575 gallons4.-Moyens de transport Exception faite de Hinche qu’on doit alimenter par camion à partir dePort-au-Prince, pour tous les autres chefs lieux, comme on le faisait sousles gouvernements de Nord Alexis etc .,il serait moins dispendieux, dedesservir les autres départements par la voie maritime pour minimiser leprix de revient. Les structures sont déjà en place pour atteindre lesvilles, les villages et les bourgs. a) Réseau portuaire national Port-au-Prince: 51 pieds de mouillage Cap-Haitien: 45 pieds de mouillage Cayes: 20 pieds de mouillage Gonaives: 35 pieds de mouillage Jérémie: 35 pieds de mouillage Port-de-Paix: 24 pieds de mouillage Route Port-au-Prince/Hinche: 149 Km b) Ports secondaires Des embarcations secondaires telles que : chaloupes etc. peuvent acheminerrapidement les provisions alimentaires à partir des Chefs lieux vers lesports et débarcadères suivants : Jacmel :, Anse à Pitre, Belle-Anse, Cotes de Fer etc Cayes : Cavaillon(Baie des Flammants), St Jean du Sud, Coteaux, Roche à Bateau, Port-à-Piment Jérémie :Miragoâne, Petit trou de Nippes, Anse à Veau,Garadères(GrandBoucan) Pestel, Iles des Cayemittes Corail, Roseaux, Abricots, Dame-Marie,Anse d’Hainault, Irois, Tiburon, Gonaives : Grande Saline,St Marc. Port-au-Prince : Anse à Galet, Léogane, Grand Goave, Petit Goave, Arcahaie Port-de-Paix : Mole St Nicolas, Jean Rabel, Anse-rouge, Ile de la Tortue etc. Cap-Haitien : Fort-Liberté, Borgne, Caracol 5.- Analyse et commentaires La problématique de la famine haitienne doit être résolue sine ira etstudio c'est à dire sans colère et dans parti pris. Quel que soit le nom del’oiseau : coq et pintade ont droit à la nourriture. Selon le recensement de 1985 lapopulation haitienne était de 5,7 millions d'habitants dont 72,68% vivaienten milieu rural et 27,32% en ville. En 2008 sur un effectif de 8,4 millions57% s'entassent dans nos communautés urbaines. L'analyse de régressionstatistique prévoit 10 millions d'habitants en Haiti en 2010. Cettecroissance démographique de 2,5% jointe aux méfaits des changementsclimatiques rognant sur nos surfaces cultivables, sans oublier le laxismede nos dirigeants politiques, augmentent nos inquiétudes pour l'assiettealimentaire haïtienne. De plus la pression citadine agit sur toutes lescomposantes sociales. Le kidnapping, la bidonvillisation sont les aspectsles plus visibles et les plus dramatiques. Pour assurer la paix sociale leGouvernement doit mettre sur pied une politique macro-économique efficace.La fermeture de nos usinessucrières, la privatisation du Ciment d'Haiti, de la Minoterie etc.dans lecadre de l'orthodoxie néo-libérale, sous le premier Gouvernement de Prévala causé des pertes massives d'emplois et la réduction du pouvoir d'achatdes ménages. Cette fois-ci Préval ne peut plus demander au peuple de nagerpour sortir. Il sera le premier à laisser labarque nationale pour se jeter à l'eau afin qu'un autre capitaine, mieuximbu de son itinéraire, prenne la commande avec compétence et réalise lemiracle haïtien.
« Il existe deux péchés mortels en politique : - ne défendre aucune cause - n’avoir pas le sentiment de sa responsabilité » ( Max Weber, Le Savant et le Politique p. 197, éditions 10-18)
Il est dangereux d’avoir au timon des affaires de l’État un matamore qui n’éprouve aucun respect pour la Constitution sur laquelle il a prêté serment et qui par surcroît se dérobe à ses obligations essentielles.Tandis que le peuple crève de faim René Préval rêve de changer la constitution pour pérenniser son pouvoir et prolonger son agonie. En effet, le dilettantisme qui marque sa gestion politique entraîne aujourd’hui le Haïti au bord de la famine. Son discours au Plateau Central vient de prouver, sans l’ombre d’un doute, l’incapacité de son Gouvernement.
Alors, que peut-on espérer du reste de son mandat? “L’autorité est inséparable de la responsabilité. ” affirment Joseph Barthélemy et Paul Duez dans leur Traité de Droit Constitutionnel. Le fait d’être élu au suffrage universel confirme non seulement la légitimité du pouvoir du Président de la République mais aussi son engagement vis à visde la Nation. La Constitution de 1987 dans son article 22 identifie l’État comme l'artisan du bien-être matériel des citoyens. Article 22: L'État reconnaît le droit de tout citoyen à un logement décent, àl'éducation, à l'alimentation et à la sécurité sociale. La faim est mauvaise conseillère! Point n'est besoin de faire des miracles pour contrer à court terme la famine qui sévit actuellement en Haïti. Il suffit de faire appel aux sciences économiques, à l'agronomie, aux techniques de la gestion scientifique et aux principes du management pour crever définitivement cette poche de misère. Président Préval, oyez! Selon Josué de Castro dans : "Géographie de la faim", ce sont les céréalesqui nourrissent le monde. Chaque population a sa culture alimentaireassociée à ses dotations en facteurs de production liés à son environnement naturel et technique. Pour combattre la faim en Haïti les produits suivants s’imposent : maïs, millet, riz, haricot. La vie chère dont on parle dépend de leur insuffisance. En économie, toute rareté provoque une flambée de prix.
Le gouvernement de René Préval qui récemment se targuait de l’augmentation des recettes fiscales est financièrement en mesure de placer les commandes de céréales en quantités suffisantes, à défaut de leurs productions immédiates, pour éviter la famine qui menace Haïti. Le cas échéant, le Gouvernement Conservateur du Premier Ministre Stephen Harper, par le biais de l'ACDIou Agence Canadienne de Développement International, n'hésiterait pas à délier les cordons de la bourse en faveur d'Haïti, sous la rubrique "Assistance Humanitaire". Des magasins de l’État seront instaurés au niveau des Chefs lieux de nos Départements afin de desservir leurs environs pour une période allant de 3 à 6 mois. Ainsi nosagriculteurs auront le temps de reprendre les travaux des champs. A cet effet, il convient de tenir compte de l’importance démographique de nos principales agglomérations conformémemt aux résultats du recensement de2003.
1.- Répartition de la population par Département géographique(nombre d'habitants) Centre :565.043,
Grand’Anse :603.894,
Nord : 773.546,
Nord-Est : 300.493
Nord’Ouest : 445.080,
Ouest : 3.093.699,
Sud : 627.311,
Sud-Est : 449.585
Population totale : 7.929.048 habitants selon le recensement de 2003.
2.- Approvisionnement en nourriture par Chef lieu de département en sacs de100 livres de céréales. L’huile de cuisine est exprimée en gallons de 3litres (mesure américaine et canadienne) Selon une enquête scientifique menée par l’USAID sur les habitudes deconsommation des Haitiens et publiée dans le rapport titré : "Availabilityof selected food items in haitian households" (dossier No K15 P3 IOWA V13),les besoinsde consommation de la population haïtienne pour les 6 prochainsmois de lafamine peuvent être estimés pour les céréales en sacs de 100 livres et pourl'huile en gallons américains de 3 litres : Département du Centre Chef lieu : Hinche Mais :17.629 , Riz:135.611, Farine:111.743 , Haricot sec:94.114, Huile de cuisine : 43.450 gallonsDépartement de la Grand’Anse Chef Lieu : Jérémie Maïs:18.841 , Riz: 164.065, Farine: 119.426, Haricot sec: 100.585, Huile de cuisine : 46.437 gallonsDépartement du Nord Chef Lieu : Cap-Haitien Maïs: 24.135, Riz: 210.157, Farine: 152.976 , Haricot sec: , Huile de cuisine : 59.483 gallonsDépartement du Nord-Est Chef Lieu : Fort-Liberté Maïs: 9,375, Riz:81.638, Farine: 59.425, Haricot sec: 50.050, Huile de cuisine : 23.107 gallonsDépartement du Nord-Ouest Chef Lieu : Port-de-Paix Maïs: 13.887, Riz: 120.219, Farine: 88.019, Haricot sec: 74.133, Huile de cuisine : 34.225 gallonsDépartement de l’Ouest Chef Lieu : Port-au-Prince Maïs: 96.523, Riz: 840.496, Farine: 611.810, Haricot sec: 515.287, Huile de cuisine : 237.895 gallonsDépartement du Sud Chef Lieu : Cayes Maïs: 10.572 , Riz:170.428, Farine: 124.057, Haricot sec: 104.485, Huile de cuisine : 48.238 gallonsDépartement du Sud-Est Chef Lieu : Jacmel Maïs: 14,027, Riz : 122.143, Farine: 88.910, Haricot sec: 74.883, Huile de cuisine : 34.572 gallonsDépartement de l’Artibonite Chef Lieu : Gonaives Maïs:33.396, Riz: 290.805, Farine: 211.682, Haricot sec: 178.285 , Huile decuisine : 82.310 gallons3.- Bons de commande pour Haiti a) Budget réel pour les 6 prochains mois Mais:247.385 , Riz: 2.136.262, Farine: 1.568.048, Haricot sec: 1,230.664,Huile de cuisine : 609.717 gallonsb) Budget flexible pour les 6 prochains mois Mais:247.385 , Riz: 2.136.262, Farine: 1.568.048, Haricot sec: 1,230.664,Huile de cuisine : 914.575 gallons4.-Moyens de transport Exception faite de Hinche qu’on doit alimenter par camion à partir dePort-au-Prince, pour tous les autres chefs lieux, comme on le faisait sousles gouvernements de Nord Alexis etc .,il serait moins dispendieux, dedesservir les autres départements par la voie maritime pour minimiser leprix de revient. Les structures sont déjà en place pour atteindre lesvilles, les villages et les bourgs. a) Réseau portuaire national Port-au-Prince: 51 pieds de mouillage Cap-Haitien: 45 pieds de mouillage Cayes: 20 pieds de mouillage Gonaives: 35 pieds de mouillage Jérémie: 35 pieds de mouillage Port-de-Paix: 24 pieds de mouillage Route Port-au-Prince/Hinche: 149 Km b) Ports secondaires Des embarcations secondaires telles que : chaloupes etc. peuvent acheminerrapidement les provisions alimentaires à partir des Chefs lieux vers lesports et débarcadères suivants : Jacmel :, Anse à Pitre, Belle-Anse, Cotes de Fer etc Cayes : Cavaillon(Baie des Flammants), St Jean du Sud, Coteaux, Roche à Bateau, Port-à-Piment Jérémie :Miragoâne, Petit trou de Nippes, Anse à Veau,Garadères(GrandBoucan) Pestel, Iles des Cayemittes Corail, Roseaux, Abricots, Dame-Marie,Anse d’Hainault, Irois, Tiburon, Gonaives : Grande Saline,St Marc. Port-au-Prince : Anse à Galet, Léogane, Grand Goave, Petit Goave, Arcahaie Port-de-Paix : Mole St Nicolas, Jean Rabel, Anse-rouge, Ile de la Tortue etc. Cap-Haitien : Fort-Liberté, Borgne, Caracol 5.- Analyse et commentaires La problématique de la famine haitienne doit être résolue sine ira etstudio c'est à dire sans colère et dans parti pris. Quel que soit le nom del’oiseau : coq et pintade ont droit à la nourriture. Selon le recensement de 1985 lapopulation haitienne était de 5,7 millions d'habitants dont 72,68% vivaienten milieu rural et 27,32% en ville. En 2008 sur un effectif de 8,4 millions57% s'entassent dans nos communautés urbaines. L'analyse de régressionstatistique prévoit 10 millions d'habitants en Haiti en 2010. Cettecroissance démographique de 2,5% jointe aux méfaits des changementsclimatiques rognant sur nos surfaces cultivables, sans oublier le laxismede nos dirigeants politiques, augmentent nos inquiétudes pour l'assiettealimentaire haïtienne. De plus la pression citadine agit sur toutes lescomposantes sociales. Le kidnapping, la bidonvillisation sont les aspectsles plus visibles et les plus dramatiques. Pour assurer la paix sociale leGouvernement doit mettre sur pied une politique macro-économique efficace.La fermeture de nos usinessucrières, la privatisation du Ciment d'Haiti, de la Minoterie etc.dans lecadre de l'orthodoxie néo-libérale, sous le premier Gouvernement de Prévala causé des pertes massives d'emplois et la réduction du pouvoir d'achatdes ménages. Cette fois-ci Préval ne peut plus demander au peuple de nagerpour sortir. Il sera le premier à laisser labarque nationale pour se jeter à l'eau afin qu'un autre capitaine, mieuximbu de son itinéraire, prenne la commande avec compétence et réalise lemiracle haïtien.
vendredi 11 janvier 2008
ACCUSÉ, LEVEZ-VOUS !
2007 est déjà dans le rétroviseur. Les fallacieuses promesses de lutte contre la corruption, l’insécurité, la vie chère etc. s’estompent au fil du temps. Après 2 ans de Gouvernement, Jacques Edouard Alexis a donné la preuve de son incapacité à répondre aux besoins de base de la population haïtienne. Le Président René Préval voudrait changer de monture au seuil de la nouvelle année mais certains parlementaires gagnés à la cause du PremierMinistre refusent de lui donner un vote de censure. Plus rien ne marche! La justice n’arrive même pas à faire triompher les mots du droit. Des arrestations arbitraires suivies de libérations tout aussi arbitraires ont souillé le Temple de Thémis. Le ver est dans le fruit qui le nourrit et le protège. D’où l’infestation massive du tissu politique et la paralysie quasi totale de l’appareil étatique. Nos dirigeants prennent plutôt l’allure du voleur qui, pris en flagrant délit, crie "Au voleur!" pour donner le change et semer ses poursuivants. Quand on se rappelle qu’en décembre 2006, le vœu le plus fervent du Président René Préval fut "Une année meilleure grâce à la fin de l’insécurité" nous nous rendons compte à quel point nous sommes roulés dans la farine. Nous sommes navrés de relever dans la suite présidentielle au cours de ses voyages à l’étranger la présence d'un criminel notoire dont les exploits donnent froid au dos. Notre découragement a atteint son comble quand le gouvernement a jugé nécessaire et utile de lâcher dans les rues, à la veille des fêtes de fin d’année, des bandits sans foi ni loi. Il en résulte que l’un de nos congénères et co-citadins l’homme d'affaires Pierre Marie Bourdeau a immédiatement payé de sa vie, son désir d’investir en Haïti. Peut-on combattre la corruption et l’insécurité en protégeant leurs principaux agents? Nos plus grandes inquiétudes résultent du fait que lagangrène a atteint les deux têtes de l’Organisation Étatique. Au constat sans ambages de la corruption de l’Exécutif vient se greffer le pourrissement du Législatif dans une harmonie mafieuse qui met en péril le corps social haïtien. Le naufrage d’un bateau dans la rade de Tiburon le 2 septembre 2007 prend l’allure d’une aventure digne de Jean Gabin. Le suspens et les effets spéciaux sont de nature à nous couper le souffle. Quant aux coups de théâtre nous en sommes abasourdis. Les forces du mal se liguent-elles pour couler une chape de plomb sur un crime que condamne le Code Pénal? Personne n’est au-dessus de la loi! Au moment où 2 petits avions viennent d’atterrir à Bompart, non loin deTiburon, sur un terrain de fortune, des rescapés ont été récupérés sur le littoral par suite du naufrage de leur bateau. Ils ont raté le rendez-vous avec les pilotes qui devraient leur livrer les cargaisons de drogue qu’ils avaient pour mission d’embarquer sur les lieux à destination des Gonaïves. L’énigmatique accusé et acteur principal de ce trafic de stupéfiants demeure le Sénateur du Sud-est: Joseph Lambert par surcroît Président de l'Assemblée Nationale. Cette nouvelle a soulevé des vagues et créé au sein de la Société haïtienne beaucoup d’incertitudes que le Gouvernement, au nom de ses intérêts politiques immédiats, tente de balayer en reléguant cette affaire aux oubliettes. Si on ne peut pas faire confiance au Chef du Temple des Sages, le plus grand réservoir moral de la Nation, nous sommes foutus! Ce dérapage va entraîner d’autres individus et même l’ensemble de la société dans cette galère. Sans le correctif approprié, bientôt Haïti sera consacré comme un État voyou. En invoquant les thèses de la "Protection de la Société" et de la " Prévention de la délinquance juvénile" nous lançons un cri d’alarme sur le comportement licencieux des 3 pouvoirs de l’État autour du "Rapport du Juge de Première Instance des Coteaux" Me Jacques St Jean. Il appert l’implication ouverte et sans conteste du Président du Sénat Joseph Lambert dans le trafic des stupéfiants. Au cours d’une rencontre entre la commission justice et sécurité du Sénat avec le ministre de l’intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, le ministre de la justice, René Magloire et le secrétaire d’État à la sécurité publique, Luc Eucher Joseph, le premier sénateur du sud-est a nié toute implication, en réclamant des excuses du député de Cayes-Jacmel Jean Délouis Félix qui avait affirmé avoir personnellement lu le rapport du juge d’instruction citant nommément Lambert comme le propriétaire du bateau. Lambert, en réaction, a menacé d’intenter une action en dommages-intérêts contre le juge d’instruction des Coteaux Me Jacques Saint Jean. Le ministre de la Justice René Magloire a brandi des menaces de sanction administrative contre l’humble Juge des Coteaux dans l’accomplissement de ses devoirs afin de fermer le dossier. En vertu des articles 28, 28.1 et 28.2 de la Section C relative à la liberté d’expression reconnue par la Constitution de1987, pour l’édification de tous, nous versons dans les dossiers de l’Histoire le "Rapport du Juge d'Instruction des Coteaux". Pour juger de son authenticité, la signature du Juge d’instruction des Coteaux Jacques St Jean et le sceau du Tribunal de Première Instance des Coteaux y sont apposés. La qualité de la reproduction est médiocre parce que la dactylographie a été effectuée sur une ancienne machine à ruban, mais la qualité du document n’est pas altérée pour autant. Il nous permet de nous rendre compte de la roublardise de nos dirigeants politiques. Par le mécanisme d’une commission rogatoire on pourrait donner suite à son enquête mais non l’étouffer. Où est le commissaire Claudy Gassant si prompt à émettre des ordres d’écrou dans sa campagne anti-corruption ? SECTION C : DE LA LIBERTÉ D'EXPRESSION 1. Article 28: Tout haïtien ou toute haïtienne a le droit d'exprimer librement ses opinions, en toute matière par la voie qu'il choisit. Article 28.1: Le journaliste exerce librement sa profession dans le cadre de la loi. Cet exercice ne peut être soumis à aucune autorisation, ni censure sauf en cas de guerre. Article 28.2: Le journaliste ne peut être forcé de révéler ses sources. Il a toutefois pour devoir d'en vérifier l'authenticité et l'exactitude des informations. Il est également tenu de respecter l'éthique professionnelle. La Justice est une pour tous. Le Juge Jacques St Jean est compétent dans sa juridiction et ne dépend pas dans sa magistrature du ministre de la Justice sauf pour les affaires administratives. Selon l’article 81 al 1, du Code de Procédure Pénale, le juge d’instruction a le droit de mener des enquêtes qu’il juge utiles. Seule la Cour de Cassation peut prononcer le dessaisissement du dossier du Juge d’instruction. Joseph Lambert est-il au-dessus de la loi? Il est malsain d’entamer une nouvelle session parlementaire sous la présidence d’un Père proscrit? Dans un état de droit le rapport d'un juge d'instruction ne peut être noyé dans le tourbillon de la politique. Jusqu'à présent il n'y a eu aucune suite légale ni administrative aucune poursuite judiciaire. Cliquez sur Doc.1 et Doc.2 en tête de ce texte et vous lirez en attaché le Rapport du Juge d'instruction du Tribunal de Première Instance des Coteaux impliquant dans le scandale de la drogue de Tiburon le Président du sénat Joseph Lambert. Accusé, levez-vous!
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LA JUSTICE DOIT SUIVRE SON COURS...
mardi 27 novembre 2007
SCANDALES DANS LA FAMILLE
Une divergence de vue paralyse l’action gouvernementale. Par une ironie du sort les linges sales se lavent sur la place publique. Des problèmes majeurs relatifs à la succession de René Préval divise la maison présidentielle. Au Palais National on est en train de préparer la transition. Nous devons faire preuve de perspicacité afin de court-circuiter les événements malheureux qui s’annoncent. On ne peut plus supporter les frais d’un chambardement social suite à un éclatement politique qui se confirme au fil des jours. Sur la scène politique haïtienne se déroule une désopilante comédie. Certains leaders politiques marchent sur la pointe des pieds pour paraître plus grands qu’ils ne le sont. Sous l’effet de la fatigue ils retombent sur leurs talons en montrant leur vrai gabarit.
Un Chef d’État doit avoir une bonne tenue de langage pour mériter la confiance des citoyens. Les récentes déclarations de René Préval ont semé le trouble même au sein de ses partisans : "Je suis le président de la transition". Faut-il tester le taux d’alcoolémie de René Préval avant d’avaliser ses discours. Est-il dingue ou joue-t-il à l’imbécile pour amuser la galerie tout en exécutant son projet de révision constitutionnelle et faire main-mise définitivement avec sa clique sur le pouvoir? Il fait appel à la pédagogie subliminale en faisant des déclarations qui évoquent l’image du scénario qu’il désire exécuter. Le dessein secret du Club de Bourdon qui le supporte c’est de s’accaparer à tout jamais du potentiel économique d’Haïti en étendant partout ses tentacules. Aussi rêve-t-il d’un pouvoir centralisateur, faiblement institutionnalisé.
Depuis le retour de René Préval au pouvoir en 2006, on assiste à la résurgence d’un État absolutiste. Cette forme de domination patrimoniale est suicidaire pour la démocratie, le progrès économique et l’avancement social. Quand on héberge au Palais National un mandataire forain qui fait constamment le pitre, devrait-on rire ou pleurer? Son modèle de gestion prête vraiment à la dérision mais le destin de 8 millions d’habitants est en jeu. Donc il ne s’agit pas d’une comédie mais d’une tragédie qui nous cause des moments d’intenses émotions et nous nous demandons : Qui gouverne Haïti ? Le 55ème Président d’Haïti est dénué de toute intelligence, de tout sens de responsabilité et fait preuve d’une médiocrité sans précédent au timon des affaires de l’État.
Aucune synergie ne se dégage des actions des Institutions publiques. Hugo Chavez par le truchement de Fidel Castro, propose de construire 10 hôpitaux modernes en Haïti, soit un hôpital par département géographique. Jusqu’à présent LESPWA n’a présenté aucun devis ni protocole d’exécution. Ce projet traîne au point de susciter la colère du donateur et sa menace de retrait.
Embarrassé, le président René Préval a dû convoquer le week-end du 17-18 novembre certains membres du Parlement pour trouver une porte de sortie.
Depuis quand le Législatif s’occupe-t-il de l’implantation des projets, un domaine strictement réservé à l’Exécutif ? La procrastination du Gouvernement, par rapport à la construction des hôpitaux, ne s’explique que par l’incompétence de ses membres.
Avec qui Préval gouverne Haïti pour afficher une performance plus nulle que zéro? Nous avons reçu un choc devant la piètre prestation du Ministre des Travaux Publics lors de sa convocation au Parlement. Il n’a pas eu le courage de cracher cru le morceau lorsqu’on lui demandait pourquoi la plupart des contrats des travaux publics sont raflés par une seule et même compagnie. Frantz Verella de nature si arrogante n’a pas pu montrer dans le sac les mains de la Reine Elizabeth, souveraine maîtresse du Roi de Marmelade. Elle accapare tout au profit de la Firme de son chum. Verella s’est tu également sur la fuite des 1500 barils d’asphalte du Vénézuéla .
Selon une lettre datée du 25 août 2006, signé par le responsable a.i des négociations Luis Eduardo Espinoza Pérez le Gouvernement du Vénézuéla a fait don de 10.000 barils d’asphalte à Haïti dans le cadre de l’ACCORD PETROCARIBE. Le capitaine du navire "Guanoco" Mr Carlos Malval, par téléphone a confirmé avoir livré aux autorités haïtiennes la cargaison d’asphalte le 22 août 2006. Les documents de réception portent les signatures du Ministre des TPTC, Frantz Verella aussi bien que du Chargé d’affaires a.i de la République Bolivarienne du Vénézuéla M. Luis Eduardo Espinoza Pérez. Cependant Frantz Verella, dans ce protocole, reconnaît avoir reçu 8500 barils d’asphalte et déclare avoir renoncé ( nous ne savons pour quelle raison) aux mille cinq cents (1500) barils restants, non reçus.
Pour votre complète édification nous reproduisons à toutes fins que de droit le connaissement du navire "Guanoco" c’est à dire le document de bord déclarant les spécifications de sa cargaison :
PDVSA PETROLEO, S.A
Connaissement d’embarquement
A bord du vaisseau : Guanoco
Battant pavillon vénézuélien
Dont : Carlos Marval est le Capitaine en charge depuis Bajo, Grande, Port, Vénézuéla Pour : livrer au Port de Port-au-Prince, Haïti Au : Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications Cargaison : Asphalt-Cement(AC-30)
Quantité exacte chargée :
Nombre de barils de 42 gallons US : 10.000 Tonnes longues : 1.625 Tonnes métriques : 1.650,90 Gallons US : 420.000 Kilogrammes : 1.650.900 Mètres cubes : 1.590 Lettre de crédit : NIL Embarquement No 3587 B/L No 10596-3587-1-2 Signature : Carlos Marval.
Dans un pays où les routes ne sont pas asphaltées peut-on accepter qu’une clepto -nymphomane détourne 1500 barils d’asphalte pour son profit personnel parce qu’elle détient la clé du cœur du Roi. Dès lors on comprend l’échec de la mission auprès de la diaspora la semaine dernière.
Tout le monde est fatigué. Les émissaires sont retournés bredouilles après avoir essuyé de lamentables déceptions tant à Chicago, New York, Miami etc.. Quant à Orlando ils n’ont pas mis les pieds par crainte de l’accueil musclé qui leur était réservé. Ils demandent au Gouvernement de virer le consul de Chicago chargé d’ébranler la caravane. Il n’a pu réunir que 40 personnes. La Haute Cuisine et la Diplomatie sont du ressort d’un certain niveau de la hiérarchie. Le pouvoir de Préval s’effrite à un point tel qu’il a peur de se rendre à Cité Soleil sous l’invitation du député de cette circonscription. C’est dans une ballade en hélicoptère qu’il a survolé les bidonvilles de Cité Soleil et de Martissant.
Parallèlement à ses difficultés internes, la plate-forme politique
internationale de René Préval glisse sous ses pieds. L’Hexagone fidèle à la
tradition politique de la Vème République héritée de Charles de Gaulle a
adopté comme ligne directrice l’opposition systématique de la France aux
USA. Nicolas Sarkozy, depuis son arrivée à l’Elysée , adopte le modèle
américain et propose des modifications significatives à la Constitution de
la Vème République. La présence de René Préval au pouvoir a été grandement
favorisée par l’ancienne administration du Quai d’Orsay par le biais de
l’hégémonisme sud-américain. Cette volte-face de la diplomatie française
n’est pas favorable à René Préval, logé à tribord. De plus, miné par des
scandales dans la famille sous la baguette de la Reine Elizabeth, il a
perdu la bissectrice de son pouvoir.
Un Chef d’État doit avoir une bonne tenue de langage pour mériter la confiance des citoyens. Les récentes déclarations de René Préval ont semé le trouble même au sein de ses partisans : "Je suis le président de la transition". Faut-il tester le taux d’alcoolémie de René Préval avant d’avaliser ses discours. Est-il dingue ou joue-t-il à l’imbécile pour amuser la galerie tout en exécutant son projet de révision constitutionnelle et faire main-mise définitivement avec sa clique sur le pouvoir? Il fait appel à la pédagogie subliminale en faisant des déclarations qui évoquent l’image du scénario qu’il désire exécuter. Le dessein secret du Club de Bourdon qui le supporte c’est de s’accaparer à tout jamais du potentiel économique d’Haïti en étendant partout ses tentacules. Aussi rêve-t-il d’un pouvoir centralisateur, faiblement institutionnalisé.
Depuis le retour de René Préval au pouvoir en 2006, on assiste à la résurgence d’un État absolutiste. Cette forme de domination patrimoniale est suicidaire pour la démocratie, le progrès économique et l’avancement social. Quand on héberge au Palais National un mandataire forain qui fait constamment le pitre, devrait-on rire ou pleurer? Son modèle de gestion prête vraiment à la dérision mais le destin de 8 millions d’habitants est en jeu. Donc il ne s’agit pas d’une comédie mais d’une tragédie qui nous cause des moments d’intenses émotions et nous nous demandons : Qui gouverne Haïti ? Le 55ème Président d’Haïti est dénué de toute intelligence, de tout sens de responsabilité et fait preuve d’une médiocrité sans précédent au timon des affaires de l’État.
Aucune synergie ne se dégage des actions des Institutions publiques. Hugo Chavez par le truchement de Fidel Castro, propose de construire 10 hôpitaux modernes en Haïti, soit un hôpital par département géographique. Jusqu’à présent LESPWA n’a présenté aucun devis ni protocole d’exécution. Ce projet traîne au point de susciter la colère du donateur et sa menace de retrait.
Embarrassé, le président René Préval a dû convoquer le week-end du 17-18 novembre certains membres du Parlement pour trouver une porte de sortie.
Depuis quand le Législatif s’occupe-t-il de l’implantation des projets, un domaine strictement réservé à l’Exécutif ? La procrastination du Gouvernement, par rapport à la construction des hôpitaux, ne s’explique que par l’incompétence de ses membres.
Avec qui Préval gouverne Haïti pour afficher une performance plus nulle que zéro? Nous avons reçu un choc devant la piètre prestation du Ministre des Travaux Publics lors de sa convocation au Parlement. Il n’a pas eu le courage de cracher cru le morceau lorsqu’on lui demandait pourquoi la plupart des contrats des travaux publics sont raflés par une seule et même compagnie. Frantz Verella de nature si arrogante n’a pas pu montrer dans le sac les mains de la Reine Elizabeth, souveraine maîtresse du Roi de Marmelade. Elle accapare tout au profit de la Firme de son chum. Verella s’est tu également sur la fuite des 1500 barils d’asphalte du Vénézuéla .
Selon une lettre datée du 25 août 2006, signé par le responsable a.i des négociations Luis Eduardo Espinoza Pérez le Gouvernement du Vénézuéla a fait don de 10.000 barils d’asphalte à Haïti dans le cadre de l’ACCORD PETROCARIBE. Le capitaine du navire "Guanoco" Mr Carlos Malval, par téléphone a confirmé avoir livré aux autorités haïtiennes la cargaison d’asphalte le 22 août 2006. Les documents de réception portent les signatures du Ministre des TPTC, Frantz Verella aussi bien que du Chargé d’affaires a.i de la République Bolivarienne du Vénézuéla M. Luis Eduardo Espinoza Pérez. Cependant Frantz Verella, dans ce protocole, reconnaît avoir reçu 8500 barils d’asphalte et déclare avoir renoncé ( nous ne savons pour quelle raison) aux mille cinq cents (1500) barils restants, non reçus.
Pour votre complète édification nous reproduisons à toutes fins que de droit le connaissement du navire "Guanoco" c’est à dire le document de bord déclarant les spécifications de sa cargaison :
PDVSA PETROLEO, S.A
Connaissement d’embarquement
A bord du vaisseau : Guanoco
Battant pavillon vénézuélien
Dont : Carlos Marval est le Capitaine en charge depuis Bajo, Grande, Port, Vénézuéla Pour : livrer au Port de Port-au-Prince, Haïti Au : Ministère des Travaux Publics, Transports et Communications Cargaison : Asphalt-Cement(AC-30)
Quantité exacte chargée :
Nombre de barils de 42 gallons US : 10.000 Tonnes longues : 1.625 Tonnes métriques : 1.650,90 Gallons US : 420.000 Kilogrammes : 1.650.900 Mètres cubes : 1.590 Lettre de crédit : NIL Embarquement No 3587 B/L No 10596-3587-1-2 Signature : Carlos Marval.
Dans un pays où les routes ne sont pas asphaltées peut-on accepter qu’une clepto -nymphomane détourne 1500 barils d’asphalte pour son profit personnel parce qu’elle détient la clé du cœur du Roi. Dès lors on comprend l’échec de la mission auprès de la diaspora la semaine dernière.
Tout le monde est fatigué. Les émissaires sont retournés bredouilles après avoir essuyé de lamentables déceptions tant à Chicago, New York, Miami etc.. Quant à Orlando ils n’ont pas mis les pieds par crainte de l’accueil musclé qui leur était réservé. Ils demandent au Gouvernement de virer le consul de Chicago chargé d’ébranler la caravane. Il n’a pu réunir que 40 personnes. La Haute Cuisine et la Diplomatie sont du ressort d’un certain niveau de la hiérarchie. Le pouvoir de Préval s’effrite à un point tel qu’il a peur de se rendre à Cité Soleil sous l’invitation du député de cette circonscription. C’est dans une ballade en hélicoptère qu’il a survolé les bidonvilles de Cité Soleil et de Martissant.
Parallèlement à ses difficultés internes, la plate-forme politique
internationale de René Préval glisse sous ses pieds. L’Hexagone fidèle à la
tradition politique de la Vème République héritée de Charles de Gaulle a
adopté comme ligne directrice l’opposition systématique de la France aux
USA. Nicolas Sarkozy, depuis son arrivée à l’Elysée , adopte le modèle
américain et propose des modifications significatives à la Constitution de
la Vème République. La présence de René Préval au pouvoir a été grandement
favorisée par l’ancienne administration du Quai d’Orsay par le biais de
l’hégémonisme sud-américain. Cette volte-face de la diplomatie française
n’est pas favorable à René Préval, logé à tribord. De plus, miné par des
scandales dans la famille sous la baguette de la Reine Elizabeth, il a
perdu la bissectrice de son pouvoir.
mercredi 7 novembre 2007
UNE DYNAMIQUE D'ENTONNOIR...
Par Jean-Érich René
La tentative de convaincre les Puissances de l’hémisphère de l’urgence de renvoyer le CEP, reconnaître la caducité du Sénat et réviser la Constitution a échoué. La campagne de sensibilisation lancée par une pléiade de sénateurs, au cours de leur tournée en Amérique la semaine dernière, a dévié le complot monté par l’Exécutif avec la complicité de certains diplomates accrédités en Haïti. Si l’ambassadeur américain est sorti indemne de cette confrontation, il n’en est pas de même pour les représentants du Brésil et du Canada. La crédibilité de l’envoyé de Lula en Haïti a été mise à rude épreuve par son homologue à Washington.
L’Ambassadeur canadien en poste en Haïti, par le truchement d’une table d’écoute, à l’insu des sénateurs dissidents, a suivi à distance le déroulement de l’audience. Il en est sorti complètement abasourdi, dépité et nerveux et a changé d’orientation à 180o. On doit s’attendre prochainement à des virements dans certaines Ambassades.
Dans les 72 heures qui suivent le passage de cette mission de reconnaissance, les Ambassadeurs de France, du Canada, du Brésil et des USA ont fait ressortir la nécessité pour le Gouvernement d’organiser les élections sénatoriales dans le plus bref délai. Le Président René Préval a soulevé la sempiternelle contrainte financière. Son inquiétude fut rapidement dissipée par la promesse immédiate de décaissements pour couvrir les frais subséquents. La réunion postérieure de Préval avec l’ACDI est un signe évident de son virage politique. Malgré lui, il va entreprendre rapidement les élections sénatoriales. Toutefois, il cherche à tirer le drap de son côté en tentant de placer le CEP sous son contrôle afin d’obtenir la majorité au Sénat. Selon les vœux de Jean Bertrand Aristide Sô Anne doit siéger à la Chambre Haute.
La création d’un autre CEP serait idéale dans une telle conjoncture. Selon l’article 41 du décret du 3 février 2005 l’actuel CEP provisoire a pour mission d’organiser les élections directes et indirectes. Notons d’une part, qu’en Avril 2006 il a déjà expédié à l’Exécutif son rapport pour la réalisation des élections indirectes. D’autre part, le Sénateur Rudolph Boulos vient de porter le fanion de la victoire en territoire américain en dénonçant le complot qui se trame contre le Sénat. La Commission Épiscopale Nationale Justice et Paix s’est réunie pour traiter de l’importance des élections indirectes. Préval ne peut plus dissoudre le CEP résultant du consensus du secteur des affaires, des Églises catholiques protestantes et anglicanes etc.…qui d’ailleurs manifestent leur volonté de renouveler leurs représentants. Cet antagonisme qui est la meilleure garantie pour des élections démocratiques constitue pourtant un dilemme pour l’Exécutif.
Avant de résoudre l’inéquation du CEP, Préval voudrait d’abord la
rationaliser. Aussi a-t-il délégué auprès du secteur des affaires, des
émissaires dont Ericq Pierre, le Premier ministre pressenti pour remplacer
Jacques Edouard Alexis. La réunion du mardi 30 octobre 2007 qui devrait
être finalisée par la rencontre du samedi 3 novembre 2007 afin de permettre
au Gouvernement de compter au CEP des membres plus soumis, n’a pas porté
fruit. Dans son désir effréné de garder le pouvoir à vie avec droit de
succession René Préval a demandé à Gabriel Valdès son tuteur de lui prêter
main forte pour convaincre la Communauté internationale. Les initiatives
politiques de René Préval se situent dans le cadre de la solidarité de la
Gauche au pouvoir en Amérique. L’écharpe présidentielle a été remise de
force à René Préval par Gabriel Valdès, nommé expressément à la MINUSTAH
par Koffi Annan, l’ennemi déclaré de Georges Bush. La victoire du 14
février 2006 de Lespwa fut une gifle pour les Républicains. Actuellement
Juan Gabriel Valdez est beaucoup plus influent, comme secrétaire adjoint de
l’OEA, le poste qu’occupait Luigi Einaudi.
Le Grand Architecte du déploiement de l’Alter mondialisme c’est le barbu
Fidel Castro. René Préval, sous prétexte de visite médicale, consulte
fréquemment le viejo. Fidel Castro détient en Haïti le contrôle de la
pénétration verticale des masses urbaines et rurales. Les médecins cubains
installés dans tous les coins et recoins d’Haïti depuis l’avènement de
Lavalas sont les fers de lance de l’alter mondialisme en Haïti. Mine de
rien ils ont déjà mis les batteries en place. René Préval n’a pas confiance
dans la PNH. Aussi il s’est entouré au Palais National d’hommes armés
entraînés au Vénézuéla. Ils ont une carte rose pour s’identifier et
circulent dans des voitures avec des gyrophares et des armes sophistiquées.
Le Chef de Police coiffé de 5 lavalassiens purs et durs fait plutôt figure
de traître. Sa seule planche de salut serait de démissionner à la cloche de
bois comme son prédécesseur Jean Robert Faveur.
Le momentum est-il favorable à René Préval pour imiter les gestes de Hugo
Chavez au Vénézuéla soumettant au Parlement un changement constitutionnel
visant sa réélection? Au moins Chavez offre 1 plat chaud par jour à tous
les écoliers. Les maisons les plus modestes reçoivent l’électricité et le
gaz pour la cuisson. Le Vénézuéla dispose actuellement du métro le plus
moderne de l’Amérique. Préval a-t-il les moyens de sa politique? Il a agité
des leviers dont il n’a pas le contrôle. De toute évidence le sang va
couler par suite d’un mouvement insurrectionnel qui aura pour genèse la
pauvreté absolue des masses. Le peuple prochainement va sortir de ses gonds
parce que René Préval n’a rien entrepris pour améliorer leur sort. Au lieu
d’investir des millions pour le lobbying auprès de la Communauté
Internationale il devrait commencer par répondre aux besoins primaires de
son peuple.
Au cours du mois d’octobre, Préval avait tenté une mascarade en remettant
un portefeuille de 1 million de gourdes à chaque sénateur et un quart de
million à chaque député pour permettre à certains parents de traverser la
crise de la rentrée scolaire. Mais ce n’est qu’un oasis au milieu d’un
désert! Une telle amorce loin de les désaltérer ne fait qu’exciter leur
soif. Il y a un sentiment d’insatisfaction dans l’atmosphère. Lorsqu’un
peuple est en proie à une misère insoutenable il laisse percer son instinct
de bestialité. Port-au-Prince une capitale surpeuplée est une bombe à
retardement. La pénétration avec la granularité la plus fine serait de la
décongestionner par la création de Centres d’activités dans nos villes de
province. Il y a une trop grande concentration de la misère à
Port-au-Prince.
Tandis que la machine politique cale, des problèmes d’ordre environnemental
viennent mettre à nu l’inaction de nos dirigeants. Le passage du cyclone
Noël montre à quel point la population est abandonnée. L’inondation des
plaines de l’Arcahaie, Cabaret, Léogâne, Cayes etc. n’est pas un accident.
C’est l’accumulation de plusieurs années de négligence pendant lesquelles
René Préval et Jean Bertrand Aristide majoritairement occupent l’espace
politique. L’improductivité de ces terres cultivables qui représentent les
greniers de la République, précède la grande disette qui va frapper Haïti.
Il est profane et même badin de penser que le manque de curage des rivières
serait à l’origine des débordements qui endeuillent les riverains. C’est le
symptôme évident de la détérioration de l’environnement haïtien par suite
du déboisement accéléré de nos bassins versants. La thérapeutique n’est pas
à la portée des diplomates du béton. Le cas est clinique et réclame
d’urgence la présence de spécialistes. René Préval en tirant sur toutes les
cordes, de manière irresponsable, a déclenché une dynamique d’entonnoir qui
engloutit le pays.
La tentative de convaincre les Puissances de l’hémisphère de l’urgence de renvoyer le CEP, reconnaître la caducité du Sénat et réviser la Constitution a échoué. La campagne de sensibilisation lancée par une pléiade de sénateurs, au cours de leur tournée en Amérique la semaine dernière, a dévié le complot monté par l’Exécutif avec la complicité de certains diplomates accrédités en Haïti. Si l’ambassadeur américain est sorti indemne de cette confrontation, il n’en est pas de même pour les représentants du Brésil et du Canada. La crédibilité de l’envoyé de Lula en Haïti a été mise à rude épreuve par son homologue à Washington.
L’Ambassadeur canadien en poste en Haïti, par le truchement d’une table d’écoute, à l’insu des sénateurs dissidents, a suivi à distance le déroulement de l’audience. Il en est sorti complètement abasourdi, dépité et nerveux et a changé d’orientation à 180o. On doit s’attendre prochainement à des virements dans certaines Ambassades.
Dans les 72 heures qui suivent le passage de cette mission de reconnaissance, les Ambassadeurs de France, du Canada, du Brésil et des USA ont fait ressortir la nécessité pour le Gouvernement d’organiser les élections sénatoriales dans le plus bref délai. Le Président René Préval a soulevé la sempiternelle contrainte financière. Son inquiétude fut rapidement dissipée par la promesse immédiate de décaissements pour couvrir les frais subséquents. La réunion postérieure de Préval avec l’ACDI est un signe évident de son virage politique. Malgré lui, il va entreprendre rapidement les élections sénatoriales. Toutefois, il cherche à tirer le drap de son côté en tentant de placer le CEP sous son contrôle afin d’obtenir la majorité au Sénat. Selon les vœux de Jean Bertrand Aristide Sô Anne doit siéger à la Chambre Haute.
La création d’un autre CEP serait idéale dans une telle conjoncture. Selon l’article 41 du décret du 3 février 2005 l’actuel CEP provisoire a pour mission d’organiser les élections directes et indirectes. Notons d’une part, qu’en Avril 2006 il a déjà expédié à l’Exécutif son rapport pour la réalisation des élections indirectes. D’autre part, le Sénateur Rudolph Boulos vient de porter le fanion de la victoire en territoire américain en dénonçant le complot qui se trame contre le Sénat. La Commission Épiscopale Nationale Justice et Paix s’est réunie pour traiter de l’importance des élections indirectes. Préval ne peut plus dissoudre le CEP résultant du consensus du secteur des affaires, des Églises catholiques protestantes et anglicanes etc.…qui d’ailleurs manifestent leur volonté de renouveler leurs représentants. Cet antagonisme qui est la meilleure garantie pour des élections démocratiques constitue pourtant un dilemme pour l’Exécutif.
Avant de résoudre l’inéquation du CEP, Préval voudrait d’abord la
rationaliser. Aussi a-t-il délégué auprès du secteur des affaires, des
émissaires dont Ericq Pierre, le Premier ministre pressenti pour remplacer
Jacques Edouard Alexis. La réunion du mardi 30 octobre 2007 qui devrait
être finalisée par la rencontre du samedi 3 novembre 2007 afin de permettre
au Gouvernement de compter au CEP des membres plus soumis, n’a pas porté
fruit. Dans son désir effréné de garder le pouvoir à vie avec droit de
succession René Préval a demandé à Gabriel Valdès son tuteur de lui prêter
main forte pour convaincre la Communauté internationale. Les initiatives
politiques de René Préval se situent dans le cadre de la solidarité de la
Gauche au pouvoir en Amérique. L’écharpe présidentielle a été remise de
force à René Préval par Gabriel Valdès, nommé expressément à la MINUSTAH
par Koffi Annan, l’ennemi déclaré de Georges Bush. La victoire du 14
février 2006 de Lespwa fut une gifle pour les Républicains. Actuellement
Juan Gabriel Valdez est beaucoup plus influent, comme secrétaire adjoint de
l’OEA, le poste qu’occupait Luigi Einaudi.
Le Grand Architecte du déploiement de l’Alter mondialisme c’est le barbu
Fidel Castro. René Préval, sous prétexte de visite médicale, consulte
fréquemment le viejo. Fidel Castro détient en Haïti le contrôle de la
pénétration verticale des masses urbaines et rurales. Les médecins cubains
installés dans tous les coins et recoins d’Haïti depuis l’avènement de
Lavalas sont les fers de lance de l’alter mondialisme en Haïti. Mine de
rien ils ont déjà mis les batteries en place. René Préval n’a pas confiance
dans la PNH. Aussi il s’est entouré au Palais National d’hommes armés
entraînés au Vénézuéla. Ils ont une carte rose pour s’identifier et
circulent dans des voitures avec des gyrophares et des armes sophistiquées.
Le Chef de Police coiffé de 5 lavalassiens purs et durs fait plutôt figure
de traître. Sa seule planche de salut serait de démissionner à la cloche de
bois comme son prédécesseur Jean Robert Faveur.
Le momentum est-il favorable à René Préval pour imiter les gestes de Hugo
Chavez au Vénézuéla soumettant au Parlement un changement constitutionnel
visant sa réélection? Au moins Chavez offre 1 plat chaud par jour à tous
les écoliers. Les maisons les plus modestes reçoivent l’électricité et le
gaz pour la cuisson. Le Vénézuéla dispose actuellement du métro le plus
moderne de l’Amérique. Préval a-t-il les moyens de sa politique? Il a agité
des leviers dont il n’a pas le contrôle. De toute évidence le sang va
couler par suite d’un mouvement insurrectionnel qui aura pour genèse la
pauvreté absolue des masses. Le peuple prochainement va sortir de ses gonds
parce que René Préval n’a rien entrepris pour améliorer leur sort. Au lieu
d’investir des millions pour le lobbying auprès de la Communauté
Internationale il devrait commencer par répondre aux besoins primaires de
son peuple.
Au cours du mois d’octobre, Préval avait tenté une mascarade en remettant
un portefeuille de 1 million de gourdes à chaque sénateur et un quart de
million à chaque député pour permettre à certains parents de traverser la
crise de la rentrée scolaire. Mais ce n’est qu’un oasis au milieu d’un
désert! Une telle amorce loin de les désaltérer ne fait qu’exciter leur
soif. Il y a un sentiment d’insatisfaction dans l’atmosphère. Lorsqu’un
peuple est en proie à une misère insoutenable il laisse percer son instinct
de bestialité. Port-au-Prince une capitale surpeuplée est une bombe à
retardement. La pénétration avec la granularité la plus fine serait de la
décongestionner par la création de Centres d’activités dans nos villes de
province. Il y a une trop grande concentration de la misère à
Port-au-Prince.
Tandis que la machine politique cale, des problèmes d’ordre environnemental
viennent mettre à nu l’inaction de nos dirigeants. Le passage du cyclone
Noël montre à quel point la population est abandonnée. L’inondation des
plaines de l’Arcahaie, Cabaret, Léogâne, Cayes etc. n’est pas un accident.
C’est l’accumulation de plusieurs années de négligence pendant lesquelles
René Préval et Jean Bertrand Aristide majoritairement occupent l’espace
politique. L’improductivité de ces terres cultivables qui représentent les
greniers de la République, précède la grande disette qui va frapper Haïti.
Il est profane et même badin de penser que le manque de curage des rivières
serait à l’origine des débordements qui endeuillent les riverains. C’est le
symptôme évident de la détérioration de l’environnement haïtien par suite
du déboisement accéléré de nos bassins versants. La thérapeutique n’est pas
à la portée des diplomates du béton. Le cas est clinique et réclame
d’urgence la présence de spécialistes. René Préval en tirant sur toutes les
cordes, de manière irresponsable, a déclenché une dynamique d’entonnoir qui
engloutit le pays.
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